Flash info

 

Les legaltech sont probablement pour les avocats, ce que les fintech sont pour les banques : des empêcheurs de tourner en rond ! demanderjustice.com, captaincontrat.com, Legalstart.fr, voici les nouveaux acteurs d’un marché qui était jusqu’à présent la chasse gardée d’une unique corporation, l’ordre des avocats. Ces plateformes internet proposent à leurs utilisateurs de saisir une juridiction, d’obtenir un contrat clé en main, et de demander le conseil d’un professionnel du droit en quelques clics et à moindre coût.

Les services de ces startup du droit


L’accès à l’information est l’un des piliers de cette évolution du marché du droit. Les justiciables peuvent désormais obtenir sur la toile une réponse à une question de droit, immédiatement, encore faut-il que la source soit fiable d’une part, et savoir interpréter l’information d’autre part.


Les algorithmes de ces plateformes permettent quant à eux la réalisation de documents juridiques personnalisés. Il s’agit probablement du service le plus innovant, et le plus prometteur. Des CGV, un CDI, une mise en demeure, sont des pièces clé en main, générées automatiquement. Rapidité et faible coût font désormais partis du vocabulaire du marché du droit !


Enfin les mises en relation entre les justiciables et les avocats inscrits sur ces plateformes se multiplient. Il s’agit cette fois-ci de proposer à son client, de comparer les services et les honoraires des avocats partenaires, à l’identique de marketplace ou annuaires de secteurs marchands plus traditionnels, pour plus de transparence.

La contre-attaque d’un secteur en danger


L’ordre des avocats a bien tenté de faire constater devant différentes juridictions, l’exercice illégal du droit par ces nouvelles entreprises. La consultation juridique, la rédaction d'actes ainsi que l'assistance et la représentation des justiciables sont depuis 1971 un monopole des avocats. C’est dans ce contexte que l’ordre des avocats a assigné au tribunal les fondateurs du site demanderjustice.com pour exercice illégal de la profession d’avocat. La décision rendue en mars dernier va (bien évidemment) dans le sens de l’évolution des pratiques, à savoir le rejet de la demande.


Ce récent camouflé ne signifie pas pour autant la fin des procédures quand on connaît la pugnacité des avocats, inhérente à leur profession. On peut imaginer que la contre-attaque s’organise, alors qu’une réflexion plus globale sur l’offre de services juridiques innovants et différenciants serait probablement plus profitable. Difficile, de voir diluer un marché monopolistique qui était jusqu’à présent préempté par les membres d’une unique corporation…

Recouvr'up.fr, 1ère plateforme de recouvrement 2.0


Sur le terrain des factures impayées, le secteur du recouvrement est également impacté par cette révolution numérique. Utiliser un discours juridique afin d’améliorer la trésorerie d’une entreprise est l’essence même des professionnels du recouvrement. Le modèle économique des cabinets de recouvrement, fondé sur le succes fee est certes vertueux, mais reste inadapté pour des opérations de relance jugées simples. Un service full web de relances coercitives restait encore à imaginer !


Et c’est désormais chose faite depuis le 1er juin ! Recouvr'up.fr est la 1ère plateforme de recouvrement proposant un service dématérialisé de relances professionnelles. Cette plateforme est aux entreprises ce que demanderjustice.com est aux particuliers : Un accès au droit simple, transparent et à moindre coût afin de combattre les retards de paiement.

 

Philippe Bernis (Direct Recouvrement)